Gros bof sort du corps de cette enfant !
Nous sommes dans un système injuste qui se revendique comme tel, la lutte social est un élément indispensable à la fonction "répartition des richesses".
Il semble un peu incohérent de voir une entreprise faire du bénéfice et niveler par le bas la rémunération de ses employés.
Quand il y aura de partout du management "Mac Donald", faudra pas s'étonner de voir grimper les taux de suicide en entreprise et la haine se forger au sein d'une classe moyenne de plus en plus pauvre et divisée pour les 500e que touchent le voisin de plus alors qu'à côté de ça les grandes entreprises subventionnés par l'état ET les pouvoirs locaux, font des marges bénéficiaires par milliards en supprimant des postes et délocalisant leurs usines.
Comme la poste, la SNCF est sur la pente glissante de l'ouverture à la concurrence qui les pousse vers des prises de positions absurdes vis à vis de leurs employés.
Donc si les grèves dérangent encore certains tant mieux, car c'est bien le but de priver l'entreprise de ses usagers et sonner les cloches aux dirigeants sur l'importance dans un service que chaque employé reçoive la considération et le salaire qu'il mérite pour son travail. L'intéressement au bénéfice est un terme que l'on veut vague ou obsolète, pour que seuls les actionnaires et les marchés financiers puissent grossir de l'activité d'une société.
L'état "aide" la France en injectant des liquidités dans diverses branches du transport et de l'industrie, mais il y a tellement eu de magouilles dans les gouvernements précédents que le secteur clés bénéficiaires sont tous privatisés. Et les gouvernements futurs seront tous des sans couilles soumis au libéralisme global.
Rien que pour le secteur des transports je vous suggère de vous poser la question de l'exploitation autoroutière. Sur combien de générations et de décennies vont-ils ponctionner la population ?
Frais d'entretien, de sécurité, de service et gestion... certes mais les marges bénéficiaires se chiffrent en milliards sur l'année, et cet argent ne financera pas tellement les retraites des guichetiers qui craquent en moyenne au bout de 2 ans...
De toute manière la grève est un outil démocratique, des employés vis à vis du patronat. L'état lui est arbitre et il laisse toujours l'avantage au même camp, celui qui profite sur la misère collective pour multiplier les petits profits.
Car les petits cours d'eau forment les grandes rivières, seulement voilà après s'être jetées dans les mers houleuses des marchés boursiers bah pour la redistribution équitable faudra repasser à une époque où les gens se feront solidaires derrières les grévistes au lieu de râler pour les 500e qu'ils auraient gagner dans la semaine. Revenir sur la notion du Droit de grève prouve l'injustice programmée sur la classe ouvrière. Pourquoi donc ? Le profit immédiat des actionnaires, vous vous doutez bien, mais l'état n'est devenu alors qu'un actionnaire comme les autres, incapable de prendre en considération certains indices sociétales HUMAINS sur le moyen ou le long terme . ( d'ailleurs cette approche d'une temporalité moins fermée reste à définir à l'échelle générationnelle et non sur la fluctuation de marché qui peuvent être tronqués comme on jouerait avec un processeur qu'on overclock pour un rendement plus efficace et rapide )
Quand un chef d'état se permet en plus des remarques négligentes envers les manifestations de grève, qui sont le dernier recours légal des travailleurs victimes de leurs exploitants, il est temps de se demander combien de camion de CRS faudra brûler et de P.D-G séquestrer pour qu'un mouvement social puisse être aperçu par le Nain.
Faudrait sortir de la torpeur soumise et coupable que la crise programmée des marché financier réserve aux gens assez nourris pour pas en crever et affronter de face ce que l'on consent à réserver pour l'avenir. Le problème n'est pas la grève mais bien les conditions qui y poussent.
Je voudrais aussi rappeler vu qu'on nage dans les remous d'un système économique s'échafaudant sur seulement deux siècles, que la solution de "LA CRISE" des démocraties modernes est le fascisme. Compte-tenu de l'histoire il se fait plus discret mais à observer certains traits de pensée j'en vois déjà le bout du nez.